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Bases philosophiques : confucianisme et taoïsme.

Apparue il y a plus de 3000 ans, la MTC s’est construite sur les deux principaux mouvements de pensée philosophique chinois : le confucianisme et le taoïsme

Le confucianisme

ConfuciusLa plus grande influence du confucianisme sur la médecine traditionnelle chinoise réside dans son point de vue matérialiste et son refus des superstitions. Cette philosophie fit reculer la croyance en la sorcellerie et aux esprits maléfiques auxquels se supplanta le concept du Qi, l’énergie vitale.

La pensée confucianiste fournit également un environnement social favorable pour le développement de la médecine. Son attitude positive sur la vie, et notamment l’importance du concept de bienveillance, a poussé les intellectuels de l’époque à considérer la carrière médicale comme un moyen alternatif de construire leur moralité, ce qui fit fortement progresser la pratique de la médecine.

Enfin, la tradition confucianiste a permis de développer une conception de l’anatomie et de la physiologie différente de l’occidentale. En effet, le respect des morts interdisait de pratiquer des autopsies sur les dépouilles. Ainsi, la compréhension des maladies se limitait aux observations faites sur un corps vivant, cela a permis aux médecins chinois de développer au cours des siècles un art de l’observation inégalé.


Le taoïsme

LaoTseuLe Tao, qui peut se traduire par le chemin ou la voie, est une notion exprimant l’harmonie suprême qui place l’être humain dans l’ordre naturel, cosmique et universel. Selon Lao-Tseu, fondateur du taoïsme, l’être humain est une parcelle de l’univers et porte en lui toutes les caractéristiques de celui-ci. L’objectif de l’homme doit être de vivre en harmonie avec la nature et le cosmos. Le taoïsme porte en lui deux concepts importants qui ont été repris par la médecine chinoise : l’harmonie et la contradiction.
La MTC vise à maintenir l'harmonie de l'énergie à l'intérieur du corps, ainsi qu'entre le corps et les éléments extérieurs. La santé dépend de la capacité de l’organisme à maintenir la dynamique nécessaire pour affronter les agressions. Lorsque l’organisme a perdu sa capacité d’adaptation, la maladie se manifeste.
La contradiction est prise en compte lors du diagnostic, qui fonctionne selon une méthode dialectique, en observant le yin et le yang, le froid et le chaud, le vide et l’excès, etc.